OMCT

Organisation Mondiale Contre la Torture

Réseau mondial de lutte contre la torture et autres violations des droits de l'Homme
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A propos du réseau de l'OMCT

Rien ne peut remplacer l’action sur le terrain, dans les régions où sont commis des actes de torture. Ce constat a inspiré la structure «en Réseau» de l’OMCT, qui laisse toute leur autonomie aux ONG qui travaillent dans les pays concernés par les violences. Le rôle principal de l’OMCT consiste à relier ces organisations entre elles, coordonner et soutenir leurs opérations, pour offrir un maximum d’efficacité à leurs activités sur le terrain.

Le Réseau SOS-Torture est donc au cœur du fonctionnement de l’OMCT. C’est le plus important Réseau mondial d’organisations actives contre la torture. A ses débuts, en 1986, il comptait 48 ONG, pour atteindre aujourd’hui pas moins de 311 organisations réparties dans le monde.

L’activité de l’OMCT au sein du Réseau est soumise à 3 principes :

L’intégration dans le Réseau SOS-Torture permet aux ONG de bénéficier d’un soutien logistique et juridique. Le Secrétariat international de l’OMCT, basé à Genève, joue le rôle de «système d’alerte». Il assure une transmission large et immédiate des cas de torture[1] dénoncés sur le terrain. Les ONG locales sont naturellement les mieux à même de juger la véracité des cas de torture et d’évaluer les moyens de lutte. Mais leur capacité d’action est limitée par un manque de moyens et une connaissance partielle des différents traités internationaux.

Les ONG membres du Réseau sont choisies sur la base de critères d’indépendance, de professionnalisme et de crédibilité. Pour appartenir au Réseau SOS-Torture, une organisation doit satisfaire à des conditions strictes :

Le Réseau refuse les ONG qui :

Sont exclues du Réseau les ONG qui :

La participation au Réseau SOS-Torture offre aux ONG un instrument de communication moderne et performant, capable de diffuser rapidement les informations sur des cas de torture. Les spécialistes de l’OMCT forment les responsables locaux. Ils assistent les ONG locales dans leurs démarches juridiques, et notamment dans les procédures engagées auprès d'institutions internationales. Ce fonctionnement en Réseau favorise également le partage et l’échange d’expérience entre les diverses ONG. En outre, l’appartenance au Réseau constitue une protection pour les ONG membres, actives sur le terrain.

Le travail en Réseau permet aux ONG d’acquérir un savoir-faire précieux :

Le développement du Réseau est l’une des principales priorités de l’OMCT. Pour répondre aux besoins croissants en matière de lutte contre la torture, il est indispensable d’intégrer de nouvelles organisations crédibles, dans les sociétés émergentes en particulier, et dans tous les pays confrontés à de sérieuses violations des droits de l’homme. Ce développement est particulièrement nécessaire pour maintenir un flux d’informations pertinentes en provenance du «terrain».L’OMCT privilégie l’affiliation d’ONG actives dans des pays peu représentés jusqu’ici, ou dans des régions affectées par un nombre croissant de violations. Depuis plusieurs années, l’OMCT conduit des programmes de défense des droits de l’homme consacrés à certains groupes en particulier (femmes, enfants, défenseurs des droits de l’homme). Cette stratégie a conduit l’OMCT à intégrer de plus en plus d’ONG actives dans la défense de certains groupes spécifiques.

Les ONG membres du Réseau paient une cotisation annuelle, dont le montant peut être réduit à une somme symbolique ou être converti en échange de services, si l’ONG peut justifier une telle requête.


[1] La notion de «torture» comprend aussi les exécutions sommaires, les disparitions, la détention arbitraire, l’internement psychiatrique pour raisons politiques, et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, selon l’article 1 de la Convention des Nations Unies contre la Torture.


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