Alerte Belarus: 7 défenseurs toujours détenus 1 an après les mesures anti-droits humains
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Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ratification ou adhésion État partie depuis le 1 avril, 1987. État partie au Protocole facultatif à la Convention (OPCAT) depuis le 17 avril, 2018
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Afghanistan

Tour d’horizon

Depuis des décennies, le conflit qui affecte l'Afghanistan a été la cause de constantes violations des droits humains et d'exactions contre la population civile. Le 15 août 2021, le pays a entamé un nouveau chapitre, avec la prise de la capitale Kaboul pour les talibans, qui ont renversé le gouvernement civil. La prise de pouvoir par les talibans marque une nouvelle ère dans l'histoire de l'Afghanistan. Les 20 dernières années avaient connu un certain progrès pour ce qui est des droits humains, particulièrement les droits des femmes et le développement d'un cadre légal plus complet en 2018. Mais le conflit s'est aussi accompagné de milliers de morts parmi les civils et la commission de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et d'autres violations graves des droits humains par toutes les parties.

Les personnes détenues en raison de leur rôle présumé dans le conflit ont continué d’être régulièrement torturées ou maltraitées, en particulier dans certains centres de détention connus pour leur non-respect des normes internationales relatives aux droits humains, comme celui de Kandahar. Les menaces de mort systématiques, les attaques et les assassinats de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes étaient aussi répandus dans tout l'Afghanistan même avant le retrait des troupes américaines. Depuis le 15 août 2021, ces attaques n'ont fait qu'augmenter.

Des rapports ont fait état de fouilles porte-à-porte à grande échelle à la recherche de défenseur·e·s des droits humains, les forçant à se cacher. Des journalistes ont également été brutalement attaqué·e·s et torturés pour avoir couvert les manifestations dans le pays. Des rassemblements pacifiques de femmes manifestantes qui sont descendues dans la rue pour réclamer l'égalité et la liberté ont été violemment dispersés par les talibans dans plusieurs villes, dont la capitale Kaboul, où des manifestants ont été battus à coups de matraque, aspergés de gaz lacrymogène, menacés de fusils et de coups de feu en l'air.

Précédemment, l’Afghanistan avait remis en 2016 son deuxième rapport périodique au Comité contre la torture des Nations unies (CAT), 20 ans après son premier rapport. L’année suivante, l’OMCT et son partenaire, l’organisation Civil Society and Human Rights Network (CSHRN), avaient remis au Comité un rapport alternatif, identifiant les principaux problèmes et formulant des recommandations de réformes destinées à empêcher la torture, à lutter contre l’impunité et à permettre aux victimes d’accéder à des réparations.

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