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Défenseurs des Droits Humains

En 2019, en Colombie, un·e défenseur·e des droits humains était tué·e tous les quatre jours.

Dans de nombreux pays, les autorités ne protègent pas les droits des citoyen·ne·s, voire les remettent en cause. Les défenseur·e·s des droits humains se mobilisent pacifiquement pour que soient respectés les droits de tous et de toutes : droit d’expression, droit à la santé ou à l’eau potable, droit de ne pas être torturé·e·s. Elles/ils portent également assistance aux victimes d’atteintes aux droits humains. Au cours des 20 dernières années, le mouvement mondial de défense des droits humains s’est développé aux quatre coins de la planète, faisant entendre sa voix en faveur de l’égalité, de la liberté et de la justice pour toutes et tous.

Dans le même temps, la tâche est devenue de plus en plus dangereuse. Pour les puissants – les gouvernements, les groupes armés, les organisations criminelles, les grandes entreprises privées – les défenseur·e·s des droits fondamentaux font aujourd’hui figure d’ennemi. Chaque année, ils/elles sont des centaines à être victimes de campagnes de dénigrement systématique, de menaces et d’actes d’intimidation, d’arrestations, de longues procédures judiciaires, de disparitions forcées, voire de meurtres. Autant d’actes dont les auteur·e·s ne sont la plupart du temps jamais puni·e·s.

Si, à l’échelle mondiale, les défenseur·e·s des droits de la terre, des populations autochtones et de l’environnement sont les plus exposé·e·s, d’autres sont également pris·e·s pour cible, notamment les avocat·e·s, les journalistes, les syndicalistes, les défenseur·e·s des droits des femmes et les citoyen·ne·s ordinaires qui militent pour toute une série de questions relatives aux droits humains.

Human Rights Defender Sign Philippines Karapatan
Groupe de manifestant·e·s pacifiques brandissant une banderole aux Philippines © Karapatan

Non seulement les défenseur·e·s des droits humains sont visé·e·s par des attaques directes, mais les conditions dans lesquelles elles/ils mènent leur action se sont considérablement dégradées. L’adoption de lois répressives qui asphyxient lentement les organisations de défense des droits humains constitue une arme de choix dans l’arsenal des États, qui leur interdisent de détenir un compte en banque ou de recevoir des dons de l’étranger, ou encore les traduisent en justice pour atteintes à la sécurité. Discréditer les militant·e·s est une autre façon de les isoler. C’est une pratique courante en Europe centrale et orientale, dans les pays issus de l’ex-URSS ou aux Philippines, par exemple.

L’OMCT est l’une des principales organisations de protection et de soutien aux défenseur·e·s des droits humains

L’OMCT est l’une des principales organisations de protection et de soutien aux défenseur·e·s des droits humains, partout dans le monde et quels que soient les thèmes sur lesquels ils/elles se mobilisent. Elle a été une pionnière dans ce domaine, dès sa création.

L’OMCT et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) ont mis en place en 1997 l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, fruit d’une collaboration originale, qui s’appuie sur les réseaux mondiaux respectifs des deux organisations. L’Observatoire s’est doté d’une stratégie globale fondée sur la prévention et la détection en amont des situations à risque, la sensibilisation des décideur·se·s politiques et de l’opinion publique, le renforcement des capacités des défenseur·e·s des droits humains, une assistance directe à ces dernier·ère·s et un soutien aux groupes locaux, afin de leur permettre de poursuivre leur action dans des conditions adverses. L’OMCT et l’Observatoire veillent notamment à ce que la protection des défenseur·e·s figure bien à l’ordre du jour des Nations unies et des organisations régionales d’Afrique, d’Amérique et d’Europe.

Pour répondre à l’augmentation des attaques et de la répression, l’OMCT a créé en 2015, en partenariat avec 11 autres ONG mondiales et régionales, ProtectDefenders.eu, un mécanisme de protection d’une portée sans précédent. L’OMCT fait partie des quatre membres de son bureau exécutif.

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« Marche des fleurs » en soutien à l’accord de paix et en souvenir des victimes du conflit en Colombie. Bogota, 12 octobre 2016. ©Gabriel Galindo / Contagio Radio.
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