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Tour d’horizon

Confronté à des tensions politiques et sociales, le Bahreïn a promulgué en 2017 un décret autorisant l’Agence nationale de sécurité à procéder à des arrestations et à des interrogatoires dans les affaires relatives à des « crimes de terrorisme ». Il a également ratifié un amendement à la Constitution autorisant de nouveau les tribunaux militaires à juger des civils. L’une des conséquences les plus visibles de cette politique est une augmentation des condamnations à mort pour homicide et actes de terrorisme. Le Bahreïn a repris les exécutions après une interruption de près de sept ans. Un certain nombre d’informations concordantes font état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements perpétrés sur des détenus, en particulier lors d’interrogatoires menés dans le cadre d’enquêtes sur des actes présumés relevant du terrorisme. Les tribunaux continuent de condamner des personnes accusées de tels actes à l’issue de procès inéquitables et sur la foi d’« aveux » extorqués, semble-t-il, sous la contrainte. La répression contre les défenseur·e·s des droits humains, qui sont elles et eux aussi fréquemment accusé·e·s d’infractions relevant du terrorisme, est particulièrement inquiétante. De nombreuses accusations font état de faits graves d’intimidation, de menaces, de révocations du statut de citoyen à titre de représailles ou encore d’emprisonnements arbitraires de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes. L’OMCT et d’autres acteurs de la société civile demandent au gouvernement du Bahreïn de mettre un terme aux condamnations à mort et de libérer les défenseur·e·s des droits humains.

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