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Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ratification ou adhésion État partie depuis le 16 mai, 1989
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Libye

Tour d’horizon

Le conflit interne entre différents groupes ethniques et religieux a créé en Libye un climat d’une violence exceptionnelle. Les différentes milices, les groupes armés et les forces régulières commettent tous de graves atteintes aux droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre. Les milices, les groupes armés et les forces de sécurité ont en outre placé en détention arbitraire des milliers de personnes, la plupart du temps pour une durée indéterminée, en dehors de toute procédure judiciaire. Ils ont pris des otages pour les monnayer en échange d’une rançon ou pour obtenir la libération de certains détenus.

La torture est une pratique très répandue dans les prisons et les centres de détention. Les milices, les groupes armés et les forces de sécurité répriment la liberté d'expression en harcelant, enlevant et attaquant des responsables politiques, des journalistes et des défenseur·e·s des droits humains. Les autorités libyennes ne protègent pas les femmes contre les violences liées au genre commises par des membres de milices ou de groupes armés. En outre, les avocats et les juges font l’objet de manœuvres d’intimidation, de menaces et de violences de la part des groupes armés et des milices, ce qui affaiblit considérablement le système judiciaire.

La Libye est par ailleurs confrontée à la présence sur son territoire de milliers de migrant·e·s, de réfugié·e·s et de demandeur·se· d'asile, que les milices arrêtent de façon arbitraire ou enlèvent et qui sont victimes de la traite des êtres humains et de violences aux mains de bandes criminelles. Les autorités détiennent toujours en toute illégalité des milliers d’hommes et de femmes dans des centres où ils/elles sont exploité·e·s et soumis·e·s au travail forcé. La torture et d’autres formes de mauvais traitements, y compris le viol, sont monnaie courante dans ces centres. Ces pratiques visent souvent à extorquer de l’argent aux familles, en échange de la libération des victimes. L’OMCT publie fréquemment des appels urgents en faveur de la libération de défenseur·e·s des droits humains détenu·e·s de façon arbitraire.

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