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Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ratification ou adhésion État partie depuis le 19 aout, 2004
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Syrie

Tour d’horizon

Le conflit armé qui dure depuis 2012 - précédé, un an plus tôt, d’un soulèvement pacifique - se traduit par des atteintes aux droits humains d’une extrême gravité et d’une ampleur exceptionnelle. Les groupes armés commettent des crimes de guerre et de terribles exactions, tandis que les forces régulières et leurs alliés se livrent à des attaques indiscriminées et à des attaques visant directement la population civile, avec des bombardements aériens et des tirs d’artillerie.

Bien que la Syrie soit partie à la Convention contre la torture, le recours à cette pratique et à d’autres traitements cruels et inhumains constitue une politique délibérée de l’État, qui cherche ainsi à terroriser la population civile. L’usage de la torture et d’autres traitements inhumains en détention est très répandu. Il touche des personnes soupçonnées d’avoir participé à des manifestations, des journalistes, des blogueur·se·s, des personnes ayant choisi de quitter les forces de sécurité, des femmes et des enfants. Des mineurs sont fréquemment arrêtés de manière arbitraire ou tués pendant les manifestations. De très nombreuses informations font état de violences sexuelles commises sur des femmes par des agents de l’État.

La violation systématique du droit international humanitaire constitue un autre problème alarmant. Les forces de sécurité se livrent à des attaques de grande envergure contre des civils, aux quatre coins du pays, multipliant les exécutions sommaires et n’épargnant pas les personnes âgées, les femmes et les enfants qui fuient les villes et les villages pris pour cible.

L’impunité générale dont jouissent depuis longtemps les forces de sécurité responsables de ces crimes est le principal facteur qui permet la continuation des violations massives du droit international humanitaire et du droit international des droits humains.

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