Alerte Belarus: 7 défenseurs toujours détenus 1 an après les mesures anti-droits humains

Tour d’horizon

L’arrivée du conservateur Jair Bolsonaro à la Présidence a eu l’effet d’un coup de massue pour les droits humains des Brésiliens et des Brésilien·ne·s, dans un pays qui avait déjà bien du mal à respecter les obligations qui étaient les siennes au titre de la Convention contre la torture et de son Protocole facultatif. La nouvelle politique mise en œuvre s’efforce de démanteler le Mécanisme national de prévention et de lutte contre la torture (MNCPT). Le gouvernement a ainsi décidé en 2019 que les États fédéraux n’étaient désormais plus tenus de tenir compte des recommandations du MNCPT. Les prisonniers, et notamment les enfants, sont ainsi plus exposés que jamais à de graves atteintes à leurs droits au cours de leur détention. La torture et les autres mauvais traitements sont déjà monnaie courante dans un système pénitentiaire caractérisé par une extrême surpopulation.

Aux côtés de l’association GAJOP, membre du réseau SOS-Torture, l’OMCT redouble d’efforts pour assurer un suivi de la situation des mineurs privés de liberté et leur apporter une protection. Nos deux organisations travaillent en étroite collaboration avec le MNCPT et les mécanismes locaux de prévention, en particulier dans l’État de Pernambouc, afin de lutter dans toute la mesure du possible contre la torture et les autres mauvais traitements, entre autres par la prévention. Une organisation de la société civile brésilienne fait partie depuis avril 2020 du nouveau groupe de travail de l’OMCT sur les peuples autochtones et la torture, qui s’est donné pour mission de mettre en évidence les actes de torture dont sont victimes ces populations dans le sous-continent.

Les membres de notre réseau actifs dans ce domaine

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