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Rapport annuel 2025
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SOS-Defenders

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cas de personnes défenseures des droits humains détenues arbitrairement ont été documentés sur SOS-Defenders.

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personnes défenseures des droits humains ont été libérées grâce au soutien des contributions de SOS-Defenders.

En 2025, SOS-Defenders a poursuivi son travail de documentation des détentions arbitraires de défenseur·e·s des droits humains (DDH) dans plusieurs pays. Plus de 500 cas ont été publiés sur la plateforme depuis son lancement. Après sa phase pilote initiale, le projet a entamé une phase d’expansion afin d’intégrer de nouveaux partenaires et de favoriser la collecte de données dans de nouveaux pays. Ce déploiement a permis de fournir un aperçu plus complet du phénomène d’instrumentalisation de la détention comme moyen de censure à l’échelle mondiale. Tout au long de l’année, les organisations partenaires du projet se sont engagées dans des efforts de plaidoyer multilatéraux afin de mobiliser les acteurs engagés dans la protection des défenseur·e·s arbitrairement détenu·e·s. Ces actions ont contribué à 41 libérations. Dans un contexte mondial marqué par une intensification de la répression et la criminalisation accrue des activités liées aux droits humains, SOS-Defenders a nourri des débats politiques importants, contribuant à réaffirmer le droit de défendre les droits humains et de lutter contre la détention comme outil de censure. L’initiative a été mise en lumière dans le cadre d’événements internationaux majeurs, notamment pendant la Semaine mondiale contre la torture 2025, la Semaine internationale de la société civile 2025 et la 60e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Renforcer la réponse collective face à la détention arbitraire des personnes défenseures des droits humains

Cette année, dans le cadre du partenariat de l'Observatoire OMCT–FIDH, la 12e Réunion inter-mécanismes (IMM) a réuni des titulaires de mandat des Nations Unies et des mécanismes régionaux, des organisations de la société civile ainsi que des ambassadeurs européens des droits humains afin de renforcer les réponses collectives à ce phénomène mondial. Les discussions ont clairement montré une chose : aucun mécanisme, à lui seul, ne peut faire face à la sophistication et à la persistance de la répression étatique, mais ensemble, une action coordonnée peut changer la donne.

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Sur l’image, de gauche à droite : Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseur·e·s des droits humains ; Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement au titre de la Convention d’Aarhus ; Gina Romero, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association ; et Roberta Clarke, Commission interaméricaine des droits de l’homme et Rapporteuse sur les défenseur·e·s des droits humains et les opérateurs de justice.