Rapport annuel 2025
12
Les femmes
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01
Un message de notre présidente
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02
Indice mondial de la torture
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03
Comité contre la torture
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04
SOS-Defenders
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05
Défenseur.e.s des droits humains
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06
Réponse aux crises
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07
Violences policières
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08
En quête de justice
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09
Soutien aux victimes et témoignages de survivant.e.s
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10
Les personnes migrantes
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11
Les enfants
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12
Les femmes
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13
Renforcement du Réseau et du mouvement des droits humains
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14
Accompagner les partenaires locaux
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15
Initiatives culturelles
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16
Donateurs et finances
Trois décennies après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, le travail de l’OMCT a mis en lumière la profondeur de l’enracinement des violences et des discriminations fondées sur le genre, qui, dans de nombreux cas, s’apparentent à des actes de torture ou à d’autres formes de mauvais traitements. Comme le montre l’Indice mondial de la torture, les progrès réalisés dans certains domaines tels que l’accès à l’avortement, l’interdiction de la stérilisation forcée ou encore la réduction de pratiques telles que l’usage de moyens de contention pendant l’accouchement restent inégaux, fragiles et exposés à un renversement de tendance.
Dans le même temps, des défaillances systématiques persistent : réponses inadéquates face aux violences exercées par des partenaires intimes, ciblage des défenseures des droits humains, prévalence continue des mariages forcés ou encore absence d'alternatives à la détention pour femmes enceintes et mères. Dans ce contexte, l'OMCT a transformé ces préoccupations en actions concrètes en collaborant avec des femmes affectées par la détention, des femmes leaders engagées dans l’élaboration de normes de lutte contre la torture et a participé à des initiatives menées par des femmes dans des contextes de systèmes judiciaires fermés.
L'OMCT a accompagné la deuxième Rencontre du Réseau international des femmes membres de la famille de personnes privées de liberté (RIMUF) à São Paulo, au Brésil. Composé de neuf organisations d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Espagne, le RIMUF est dirigé par des femmes proches de personnes détenues qui défendent les droits des personnes privées de liberté et de leurs familles. Ces efforts font écho à l'adoption par la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) de la Résolution n° 2/25, qui reconnaît l'impact profond de la détention sur les familles et appelle les États à garantir la pleine protection de leurs droits humains.
Dans un contexte où les femmes afghanes sont privées d’accès au système judiciaire officiel, l’OMCT s’est engagée auprès du Tribunal populaire pour les femmes en Afghanistan, une initiative centrée sur les survivantes visant à documenter les violations et lutter contre l’impunité. Convoqué par des organisations de la société civile afghane et internationale, ce tribunal a offert un espace rare permettant à des femmes et à des témoins de relater les politiques des Talibans qui les privent d’éducation, de moyens de subsistance et de leurs droits fondamentaux, des pratiques juridiquement qualifiées de persécution fondée sur le genre et de traitements inhumains. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de nos efforts plus larges de lutte contre l’impunité à l’échelle internationale, qui ont contribué à l’établissement par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies d’un mécanisme international indépendant d’enquête pour l’Afghanistan en octobre 2025.
L’année 2025 a aussi été marquée par le relancement réussi de l’initiative African Women Leadership Against Torture, qui a réuni plus de 50 participantes issues du réseau SOS-Torture lors de deux rencontres régionales.Ces échanges ont favorisé une réflexion collective, un soutien entre paires ainsi qu’une meilleure coordination stratégique entre les organisations participantes. Ils ont également contribué à réaffirmer le rôle essentiel des femmes dans l’orientation et la structuration du programme de lutte contre la torture. À travers cette initiative, l’OMCT et ses partenaires ont contribué à faire émerger une nouvelle communauté de femmes dirigeantes engagées dans une lutte collective contre la torture.
Être une femme et défenseure des droits humains sous l’état d’urgence au Salvador
La réalité salvadorienne, marquée par des niveaux élevés de violence et de discrimination, a conduit Verónica Reyna, psychologue et directrice des droits humains au Service social passionniste (SSPAS), à devenir défenseure des droits humains. Dans cet entretien, Verónica met en lumière les multiples formes de violence et de stigmatisation auxquelles sont confrontés en particulier les femmes, les jeunes et la communauté LGBTIQ+.
Être Femme et défenseure des droits humains en Côte d’Ivoire
En juillet 2024, la Côte d’Ivoire a pour la première fois été examinée par le Comité contre la Torture (CAT) depuis la ratification de sa convention ; il y a presque trente ans. Pedan Marthe Coulibaly, coordinatrice nationale de la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains (CIDDH) qui est partenaire du réseau SOS-Torture de l’OMCT, a représenté la société civile à cet examen et partage avec nous comment sa participation aux travaux du CAT contribuera à améliorer la défense des droits humains, particulièrement des femmes, dans son pays.
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01
Un message de notre présidente
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02
Indice mondial de la torture
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03
Comité contre la torture
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04
SOS-Defenders
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05
Défenseur.e.s des droits humains
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06
Réponse aux crises
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07
Violences policières
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08
En quête de justice
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09
Soutien aux victimes et témoignages de survivant.e.s
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10
Les personnes migrantes
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11
Les enfants
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12
Les femmes
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13
Renforcement du Réseau et du mouvement des droits humains
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14
Accompagner les partenaires locaux
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15
Initiatives culturelles
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Donateurs et finances