Rapport annuel 2025
10
Les personnes migrantes
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01
Un message de notre présidente
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02
Indice mondial de la torture
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03
Comité contre la torture
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04
SOS-Defenders
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05
Défenseur.e.s des droits humains
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06
Réponse aux crises
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07
Violences policières
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08
En quête de justice
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09
Soutien aux victimes et témoignages de survivant.e.s
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10
Les personnes migrantes
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11
Les enfants
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12
Les femmes
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13
Renforcement du Réseau et du mouvement des droits humains
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14
Accompagner les partenaires locaux
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15
Initiatives culturelles
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16
Donateurs et finances
Des voies de migration qui se referment, des risques accrus : mobilité humaine et interdiction de la torture
En 2025, la mobilité humaine à l'échelle mondiale s’est encore davantage restreinte alors même que les voies légales de migration et de protection ont continué de se refermer. Dans le même temps, les déplacements forcés à grande échelle sont restés omniprésents : à la fin du mois d'avril 2025, on estimait à 122,1 millions le nombre de personnes déplacées de force dans le monde en raison de persécutions, de conflits, de violences et de violations des droits humains, un niveau de déplacement inédit depuis des décennies. Tout au long de leur parcours migratoire, les personnes migrantes continuent d’être exposées à de graves violations des droits humains. Ces abus qui surviennent aussi bien dans leur pays d’origine, de transit et de destination, et parfois même à leur retour, prennent notamment la forme de détentions arbitraires, de violences, d’actes de torture et de mauvais traitements.
Ces violations sont aggravées par des politiques de gestion migratoires et des frontières de plus en plus dictées par des impératifs de sécurité plutôt que par des considérations de protection. Dans l'espace euro-méditerranéen notamment, cette situation se traduit par un rétrécissement de l'espace civique et humanitaire, limitant ainsi l’action de la société civile et des défenseur.e.s des droits humains. L'OMCT a continué à documenter ces abus, à plaider en faveur de l'interdiction absolue de la torture pour tou.te.s et à défendre le droit de promouvoir et de protéger les droits des personnes déplacées, en particulier dans des contextes à haut risque tels que ceux qui prévalent en Tunisie et en Libye où les enjeux de protection sont particulièrement préoccupants.
Grandir dans la précarité : les enfants déplacés pris dans des cycles de violence
Les enfants déplacés continuent d’être exposés à des violations multiples et croisées des droits humains. Beaucoup vivent dans des conditions indignes caractérisées par une grande précarité juridique et une profonde incertitude quant à l’avenir. Chaque atteinte à leurs droits accroît leur vulnérabilité à de nouveaux abus, alimentant des cycles de violence dont il est particulièrement difficile de sortir. Les enfants non accompagnés sont confrontés à des risques accrus. Nombre d’entre eux ont déjà subi des violences, des abus ou d’autres formes d’exploitation tout au long de leur parcours migratoire et continuent, à leur arrivée en Tunisie, de se heurter à un accès insuffisant à des mécanismes de protection adaptés et effectifs.
L'OMCT a mené des recherches approfondies en Tunisie, mettant en lumière les conséquences de cet accès limité aux mécanismes de protection et de réhabilitation. Cette situation compromet la viabilité de solutions durables à long terme, qu'il s'agisse de l'intégration dans le pays de transit, de la réinstallation ou du retour et de la réintégration. Les témoignages recueillis par l'OMCT démontrent le lien direct entre le respect des droits des enfants et leur capacité à accéder en toute sécurité à l'âge adulte, un lien aujourd’hui fragilisé en Tunisie. Les enfants qui ont subi des violences souffrent de traumatismes durables, aggravés par l'insécurité juridique et la marginalisation sociale. Celles et ceux qui atteignent les frontières de l'UE se heurtent à des procédures interminables, à une détention de facto et à des obstacles à l'accès à l'asile, ce qui érode encore davantage les garanties de protection. L'OMCT a plaidé en faveur d'une réforme de la gestion des migrations et d'un renforcement des systèmes de protection de l'enfance conformément au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant. De telles mesures sont essentielles pour briser le cycle de la violence et garantir que tous les enfants, quel que soit leur statut, puissent grandir en sécurité, dans la dignité et la stabilité.
Journée mondiale des réfugiés : 13 faits issus de l’Indice mondial de la torture
Cet article met en lumière la manière dont les réfugiés et les migrants sont confrontés à des violences systémiques et à des mauvais traitements le long des routes migratoires, souvent de la part des autorités étatiques, dans un mépris généralisé du droit international des droits humains. S’appuyant sur 13 faits tirés de l’Indice mondial de la torture, il expose des pratiques telles que les refoulements et les retours forcés, montrant comment les systèmes de protection échouent fréquemment, tout en appelant à une responsabilité accrue et à des politiques migratoires fondées sur les droits humains.
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01
Un message de notre présidente
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02
Indice mondial de la torture
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03
Comité contre la torture
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04
SOS-Defenders
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05
Défenseur.e.s des droits humains
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06
Réponse aux crises
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07
Violences policières
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08
En quête de justice
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09
Soutien aux victimes et témoignages de survivant.e.s
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10
Les personnes migrantes
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11
Les enfants
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12
Les femmes
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13
Renforcement du Réseau et du mouvement des droits humains
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14
Accompagner les partenaires locaux
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15
Initiatives culturelles
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16
Donateurs et finances