RDC : Déclaration orale au Conseil des droits de l'Homme sur la situation de défenseur.es à l'Est
61ème session du Conseil des droits de l’Homme
Point 10 – Dialogue interactif renforcé sur la mise à jour orale du Haut-Commissaire concernant la République démocratique du Congo
Déclaration orale de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) au nom du Réseau SOS-Torture
Genève, le 25 mars 2026,
Merci Monsieur/Madame le Président.e,
L’OMCT, au nom de son réseau SOS-Torture remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour de la situation des droits humains en République Démocratique du Congo.
Depuis la dernière session du Conseil, le réseau de l’OMCT a documenté une vingtaine de cas d’attaques envers les défenseur.es, en raison de l’organisation de manifestations ou de la documentation et dénonciation de violations de droits humains. Ils et elles ne peuvent diffuser librement des informations sur internet par craintes de représailles. Des enlèvements, disparitions forcées, arrestations arbitraires, assassinats, attaque à l’arme blanche et arme à feu, menaces de mort et extorsion de biens ont été en majorité perpétrées par les rebelles de l’AFC/M23, ADF-NALU, Twirwaneho, RED-Tabara, des Wazalendo et la Convention pour la Révolution Populaire. Des agents de la Police Nationale Congolaise (PNC), des FARDC et des services de sécurité sont également responsables de certaines violations des droits humains, en violation de la loi du 15 juin 2023 relative à la protection et responsabilité des défenseur.es des droits de l’Homme en RDC.
Le réseau SOS Torture comptabilise également plusieurs défenseur.es toujours déplacés à l’intérieur du pays ou en exil au Burundi, en Tanzanie et en Ouganda, et ayant besoin d’une aide d’urgence pour subvenir à leurs besoins et continuer leur travail.
Face à cette situation, nous appelons :
- le Conseil à mettre en œuvre sans délai le travail de de la Commission d’enquête indépendante ;
- les membres du Conseil à apporter une aide humanitaire aux défenseurs et à leurs familles relocalisés.
- les autorités congolaises à continuer les poursuites judiciaires contre les militaires et agents de la PNC auteurs des violations des droits humains.